Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc III

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc III
CHAPITRE 3

PoV Bill :

La douleur est vraiment très forte. J'ai de plus en plus de contractions. J'arriverais jamais à tenir jusqu'à la clinique. Heureusement qu'elle n'est plus très loin.


[...]

Je suis dans la salle de travail. Il y a pleins de docteurs et d'infirmières mais il n'y a pas Tom. Le seul dont j'ai besoin en ce moment. J'espère qu'il va revenir vite.

Tout le monde est aux petits soins autour de moi. Un homme dans une salle de travail, ce n'est pas commun. Alors pour que tout se passe pour le mieux, une équipe d'une dizaine de personnes s'occupent du bébé et moi.


[...]

On vient de me raccompagner dans ma chambre. Je viens de me réveiller. L'accouchement s'est bien passé d'après le docteur mais je ne peux pas encore voir mon bébé parce que les infirmières s'occupent de lui. J'ai demandé au docteur si le papa de bébé, en l'ocurance Tom, été arrivé. Mais apparemment non, il n'est pas là. Mais je ne comprends pas pourquoi il m'a demandé si le père du bébé était de couleur noire. Enfin peu importe.


PoV Externe :

L'accouchement s'est bien passé. L'heureux papa vient de se réveiller dans sa chambre. Le deuxième papa n'est pas encore arrivé, mais il ne devrait plus tarder.

Les grands parents sont devant la grande vitre qui les sépare de la pouponnière. Ils vont bientôt voir leur petit fils, car oui c'est un petit garçon. Le papa « maternel » n'est pas au courant ainsi que le papa « paternel ». Ce sera la surprise.

D'une minute à l'autre, Simone et Gordon verront enfin le petit. Ils sont heureux, c'est la première fois qu'ils sont grands-parents et peut être aussi ce sera la dernière fois. Car oui, en général, un homme hermaphrodite qui procréé un enfant, ne peut qu'en procréer qu'un.

Une infirmière vient d'arriver dans la pouponnière avec un bébé de couleur noir dans les bras, elle le dépose doucement dans un des berceaux vides. Non, ce n'est pas le petit Kaulitz. Une autre infirmière arrive avec une autre bébé dans les bras, cette fois, il a la peau blanche, c'est peut être lui. Enfin, la première infirmière arrive à la porte, et vient chercher Simone et Gordon. Elle les dirige vers un berceau...


PoV Tom :

Merde, merde et merde de chez merde. J'arrive trop tard. Mon père vient de m'appeler pour me dire que Bill a accouché et que tout s'est très bien passé. Je suis à la fois déçu et rassurer. Déçu de ne pas avoir soutenu mon homme et rassurer parce que ça s'est très bien passé.

Encore une vingtaine de kilomètres et je suis au près de mes amours. Il me tarde trop de savoir si c'est un garçon ou une fille. Mon père n'a rien voulu me dire même s'il le sait.


PoV Externe :

Une grosse voiture se gare sur le parking de la clinique. Un homme en sort. Assez grand, avec des habits larges. C'est Tom. Il est tout excité à l'idée de voir son enfant.

Il entre et se dirige vers l'accueil. Il demande la chambre de Bill Kaulitz. Une blonde peroxydée lui demande s'il est de la famille. Il lui répond que oui, que Bill Kaulitz vient d'accoucher et que c'est lui le père. Elle le regarde avec un air d'incompréhension et lui indique le numéro de la chambre, la 13.

Il court dans les couloirs même si c'est interdit. Plusieurs infirmières le rappellent à l'ordre. Mais il est trop pressé pour entendre quoi que ce soit.

Enfin la prote portant le numéro 13 s'affiche devant lui. Il toque mais aucune réponse ne se fait entendre, il décide alors de rentrer doucement. Il est là, dans son lit recouvert un mince drap blanc qui le recouvre seulement que jusqu'au milieu du torse. Son ventre est pratiquement plat, ce qui signifie que la petite crevette et dehors.

Tom avance doucement vers le lit, il ne veut pas réveiller son Bill mais l'envie est trop tentante. Il pose ses lèvres sur celles de Bill. Un petit bruit de mécontentement se fait entendre. Un océan noisette apparaît alors. Bill est réveillé et sans attendre Tom se jette en douceur sur ses lèvres. Un baiser en surface mais qui fait ressentir toutes les émotions que les deux papas ont en eux. Ils se séparent et se regardent amoureusement. Aucuns des deux n'osent briser ce silence. Mais quelque chose d'autre va s'en charger...

[...] Du côté des grands-parents

Le moment qu'ils venaient de passer n'était pas identiques à celui de Tom et Bill. Effectivement, un choc s'était produit. Devant leurs yeux se tenait leur petit fils ou peut être pas. En effet, le petit garçon, bien qu'il soit très beau, grand et de bonnes joues, il n'était pas, pour ainsi dire, de la bonne couleur. La grand-mère choquée, ne put retenir ses larmes. Elle s'effondra aux pieds de son mari, qui lui aussi était en état de choc après cette révélation.

Pris d'une soudaine envie d'explication, Simone se relève et se dirige comme une furie vers la salle qu'occupe Bill. Elle entre sans frapper devant les yeux écarquillés de son fils et de son beau-fils.

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Je sais la suite s'est faite attendre mais le manque d'inspiration était en mode ON.

Petit chapitre tout pas bien

Je ne suis pas fière d'avoir écrit ça


Je pars Jeudi à la montagne chez mes grands parents

Donc j'essaierais peut être de poster le chapitre IV avant de partir mais c'est pas sur

Sur ce je vous laisse en vous disant que je vous aime <3

Cam's

# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:09

Modifié le lundi 14 avril 2008 03:23

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc IV

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc IV
CHAPITRE 4

PoV Bill :

C'est le meilleur réveil que je n'ai jamais eu. Mon Tom est revenue, il m'a tellement manqué. Plus jamais il ne partira loin de moi et maintenant du bébé.


Tom : Bonjour mon c½ur !
Bill : Coucou =)
Tom : Comment ça va ? L'accouchement s'est bien passé ?
Bill : Oui tout s'est bien passé, il y avait plein de médecin autour de moi. Et toi, tu n'as pas roulé trop vite pour arriver ?
Tom : Tu me connais, quand qu'elle me tient à coeur, je ne roule jamais vite !
Bill : [rire] C'est bien pour ça que je te le demande ! Tu es allé voir le bébé ou pas ?
Tom : Non je suis venu directement à ta chambre, je voulais attendre d'être avec toi avant de le voir.
Bill : Merci mon amour, c'est trop gentil.


Nous nous regardons encore quelques minutes et nous nous faisons pleins de petits bisous, quand Simone entre en trombe dans la chambre. Il doit se passée quelque chose avec le bébé. Je m'assois dans mon lit, le regard tout affolé.


Bill : Si... Simone, que se passe t-il ? Il y a un problème avec le bébé ?

Ma voix tremble comme pas possible, je suis effrayé à l'idée de ne pas savoir ce qu'il se passe.


Simone : Le bébé ?! Oh non ne t'inquiète pas pour lui, il va très bien. Mais inquiète toi plutôt pour toi.
Tom : Mais maman dit nous ce qu'il se passe.
Simone : Tu le sauras bien assez tôt Tom, crois moi.
Tom : Je veux savoir le problème. C'est à propos de Bill ou du bébé ?
Simone : Très bien, je vais t'expliquer.


Entre temps Gordon nous avait rejoint, tout aussi furax que sa femme. Dans son regard, on pouvait y lire du dégoût et de la tristesse.


Tom : Mais enfin, expliquez nous à la fin.
Simone : Tom, ton mari t'a trompé.


PoV Tom :

Qu... Quoi ? Bill m'a trompé. Non c'est impossible. Je me retourne vers Bill qui lui a les yeux grands ouverts. Je ne comprends pas, pourtant il m'aime et moi aussi. J'ai toujours tout fait pour qu'il soit heureux.


Simone : Je suis vraiment désolé de te l'apprendre, mais Bill t'a bel et bien trompé. J'en ai la preuve formelle.
Tom : Comment ça, tu en as la preuve formelle ? Explique moi.
Gordon : Ce que ta mère essaye de te faire comprendre, c'est que le bébé est noir.


Noir. Noir. Le bébé est noir. C'est inconcevable. Jamais Bill n'aurait fait une chose pareille. Lui est toujours assis sur son lit, le regard dans le vide.


Tom : Bill, explique moi. Pourquoi as-tu fait ça ? Je n'étais pas assez bien pour toi ?
Bill : To... Tom, je te le jure sur le monde entier que je ne t'ai pas trompé. Tu es tout pour moi. Sans toi, je ne suis rien. Comment aurais-je pu faire ça ?
Tom : Je te le demande Bill, comment as-tu pu me faire ça ? Et avec qui m'as-tu trompé ?
Bill : Avec personne Tom, crois-moi.
Simone : Mais enfin Tom, serais tu assez bête pour croire ce qu'il te dit ? Et puis de toute façon, en voyant le bébé, tu sauras qui est alors son vrai père.
Tom : Maman, je ne t'ai pas parlé, alors tu restes en dehors de tout ça !


Je n'en reviens toujours pas. Comment Bill a-t-il pas me faire ça ? Et en plus, il ose nier.

La porte s'ouvre, tout à coup. Une infirmière est de dos à nous, elle tire un berceau. Elle se retourne et nous regarde tous un par un.


Infirmière : Je vois qu'il y a beaucoup de monde dans la chambre, vous êtes sûrement pressés de voir le bébé. C'est un petit garçon.

Elle entre, avec toujours le berceau au bout des bras, elle vient le placer à côté du lit de Bill. Celui tourne les yeux vers le petit garçon mais les détourne bien vite. Alors ma mère avait raison. Il m'a trompé. Et lé bébé est le fruit de cette infidélité.


Infirmière : Le papa n'est pas là ?

C'est à ce moment que Benji décide de faire son entrée dans la chambre.
Et tout à coup, tout s'éclaircir pour moi. Je n'attends même pas qu'il passe un pied dans la chambre, que je me jette sur lui.


Tom : Comment t'as pu me faire ça ? Hein, espèce de connard. Je te croyais mon meilleur ami, et toi t'oses couché avec Bill et lui faire un enfant dans mon dos.
Benji : Tom, calme toi. Calme toi. Pourquoi dis tu tout cela ? Je n'ai jamais touché Bill.
Tom : Ah ouais, et comment tu l'expliques alors ?


En disant cela, je tire Benji vers le berceau. Le bébé s'est réveillé et il pleure à cause de tout ce bruit. L'infirmière est toujours devant lui, elle le prend dans ses bras et le tend à Benji.


Infirmière : Tenez votre fils, félicitation aux heureux papas.
Benji : Mais ce n'est pas mon fils, je n'ai jamais touché Bill. Dit leur Bill.


PoV Bill :

Je n'en reviens toujours papa. Comment se fait-il que le bébé soit noir alors que je n'ai jamais trompé Tom. Peut être se sont ils trompés à la pouponnière ?


Bill : Je... Hum... Vous êtes sur que c'est mon bébé ? Peut être que vous vous êtes trompés à la pouponnière non ? C'est possible.
Infirmière : Non, malheureux, nous ne nous trompons jamais. Nous sommes marquons toutes les naissances par le numéro des chambres dans laquelle les mamans se trouvent. Mais pourquoi, il y a un problème ?
Tom : Oui, il y a un problème. Normalement le père du bébé s'est moi, mais apparemment Bill m'aurait trompé avec lui. Donc le bébé n'est pas de moi.
Infirmière : Oh je vois. Je suis vraiment désolé. Mais c'est bien votre bébé car aucunes mamans de couleur noire n'ont accouché aujourd'hui.


Ce n'est pas possible. Je n'y crois pas. Benji ne peut pas être le père puisque c'est inconcevable que je puisse tromper Tom.

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Chapitre 4 un peu plus loin que le précédent non ?

Et aussi un peu plus de rebondissement

Quelques petites questions à vous posez :

- Comment vous imaginiez ce chapitre ?

- Et le prochain chapitre, vous croyez qu'ils va se passer quoi ?

Bisous

Vous n'aime foreuh !!!!


Cam's

# Posté le lundi 14 avril 2008 04:15

Modifié le lundi 21 avril 2008 05:49

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc V

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc V
CHAPITRE 5

PoV Externe :

Quelques jours sont passés depuis l'accouchement. Le bébé est en pleine forme, mais Bill et lui ne sont pas encore sortis de l'hôpital car il n'est pas commun d'avoir un homme qui accouche. En parlant de Bill, lui ne s'est bras encore remis du choc, tout comme Tom. Ce dernier n'est pas revenu voir Bill et Enzo, son fils. Les grands-parents n'ont plus ne sont pas revenus. Bill doit donc faire face à ce problème tout seul. C'est très dur pour lui, il n'ose toucher ce petit être qui est à la fois si proche et si loin de lui. Les infirmières insistent pour qu'il le prenne dans ses bras ou pour qu'il le change, mais non rien à faire.


[...]

Bill et Enzo sont enfin sortis de la clinique. Ils rentrent chez eux accompagnés de Benji. Ils ne savent pas quelle sera la réaction de Tom en les voyant arrivés tous les trois. Peut être ce décidera –t-il a enfin parlé à Bill. Ou peut être est ce Bill qui se décidera à parler à Tom.


PoV Bill :

Sans m'en rendre compte, je me suis arrêté. La porte du bar de mes beaux-parents se tient devant mes yeux. Une boule se forme dans mon estomac, l'envie de vomir me monte dans la gorge, comme au début de ma grossesse. Maintenant que l'enfant n'est plus dans mon ventre, je ne pas mettre cette envie de vomir sur son dos. C'est donc de la peur. Oui de la peur. Peur de revoir Tom, peur de revoir mes beaux-parents, de revoir tout le monde. Comment me jugeront-ils sans même savoir la vérité. Cette vérité que je pourrais vous dire, puisque moi-même, je ne la connais pas.

Je prends mon courage à deux mains et ouvre la porte. Mon pied franchit le pas de la porte sans que je ne puisse le commander. Le visage haut et le regard droit, je rentre dans le bar, la nacelle d'Enzo dans la main droite.

Comme prévu, tout le monde présent dans le bar de retrouve vers moi, les quelques femmes qui s'y trouvent se dirigent toutes vers nous. Apparemment personne n'est au courant de l'histoire. Des « félicitations Bill » partent de tous les côtés. Je suis à la fois touché par ses mots mais aussi embarrassé, triste, frustré...

Tout à coup, un cri de stupeur retentit dans le bar. C'est de la bouche d'une vieille dame qu'il est sorti. Madame Blanchit, je crois. Je me retourne lentement vers la nacelle, craignant déjà ce que je vais y voir. Effectivement, celle-ci est penchée vers Enzo et le regard avec insistance. Le rouge me monte aux joues sans que je ne puisse y faire grand-chose.


Madame Blanchit : Mais... Ce n'est pas l'enfant de Tom ?!
Bill : Si, bien évidemment. Je vous pris de m'exc...


Je ne peux finir ma phrase, qu'un Gordon rouge de colère arrive à grands pas vers nous.


Gordon : Excusez moi, madame Blanchit mais c'est bien mon petit fils, alors si vous avez quelques choses à redire sur ce point, je vous pris de m'en faire part.
Madame Blanchit : Je vous pris de bien vouloir m'excuser, monsieur Kaulitz. Je vous quitte. Au revoir mes amis
.

La vieille dame sort du bar. Je ne sais pas où me mettre tellement je suis confus. Gordon me jette un regard noir, a cet instant je regrette vraiment le fait d'avoir poser les pieds ici. Benji est toujours à côté de moi, lui non plus ne sais pas quoi dire. Forcement quand on est le seul « black » du village et que le petit fils du patron du bar est de couleur noire. C'est sur, il y a un petit problème. Sans rien dire, je me retourne et m'en vais. Une minute de plus dans ce lieu, et je fais un meurtre. Benji aussi m'a suivit.


Benji : Ca va Bill ?
Moi : Oui ça va, ne t'inquiète pas. Rentre chez toi. Je vais aller à la maison.
Benji : Tu es sur ? Tu ne veux pas que je te raccompagne ?
Moi : Non c'est bon. Je te remercie pour tout ce que tu fais pour moi, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
Benji : Ne me remercie, c'est tout à fait normal. Je te laisse rentrer. Tu m'appelles si il y a un problème.
Moi : Oui ne t'inquiète pas. Encore merci et à bientôt.


Une dernière embrassade et me voila parti vers la maison, avec Enzo qui est toujours endormi dans sa nacelle. Toujours les mêmes questions qui me reviennent en tête. Pourquoi ce fait-il qu'Enzo soit comme ça ? Pourquoi tom ne veut pas m'écouter ? Pourquoi tout le monde est contre moi alors que je n'ai rien fait. Tant de « pourquoi » sans « parce que ».
Le trajet qui me mène à la maison m'a parut beaucoup trop court. Je suis déjà devant la porte d'entrée. Est-ce que Tom est à la maison ? La peur s'empare une nouvelle fois que mon corps. Je pose doucement Enzo par terre et sort les clefs de mon sac. Je m'aperçois alors que la porte n'est pas fermée à clef, ce qui veut dire que Tom est là. Je reprend le couffin et rentre, déposant silencieusement les clefs sur le meuble de l'entrée.
J'entends du bruit à l'étage, Tom est sûrement là-haut. Je monte, avec Enzo toujours dans la nacelle. Les marches craquent, et Tom, en entendant celles-ci, se montre en haut de l'escalier. Ses yeux sont sombres mais plus je m'approche de lui, plus je vois qu'ils sont rouges. Sûrement d'avoir trop pleurer ou de ne pas dormir.


PoV Tom :

Depuis que j'ai vu Bill après l'accouchement et que j'ai vu le bébé, je ne suis pas retourné les voir. Ca été un choc pour moi. Moi qui croyais qu'il m'aimer. Il a su me mener en bateau pour aller ensuite se faire engrosser par ce putain de buteur de merde. Je n'ai pas dormi, les larmes ont ravagé mes joues.

J'entend la porte d'entrée se refermée sans un bruit ou presque. Bill si tu crois que je ne t'ai pas entendu, c'est raté. Je suis dans la chambre en train de préparer de lit d'Enzo. Même si ce bébé est d'une autre couleur, il lui faudra bien un lit pour dormir.
Les marches craquent, ce qui veut dire que Bill arrive en haut de l'escalier. Je me plante en haut pour lui faire voir que je suis là.


Bill : To... Tom.

Le premier mot que j'entend sortir de sa bouche depuis des jours, je baisse mon regard et vois le couffin d'Enzo. Bill continue de monter les marches et vient se mettre devant moi. Son visage n'est qu'à quelques centimètres du mien, il avance pour m'embrasser mais au dernier moment, je détourne le visage et ses lèvres viennent se poser sur ma joue gauche. Il se recule surpris, me scrute. Ses larmes menacent de couler à tout moment.


Moi : Non, Bill. Après ce que tu m'as, tu ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça. J'ai préparé le berceau d'Enzo. Ce soir, je dormirais sur le canapé. Je sors.

Sur ces mots, je descends pour me retrouver dans le hall d'entrée, je prend les clefs de ma voiture et sort. Un besoin d'air imminent s'empare de moi.

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Je ne suis pas très fière de ce chapitre, qu'en pensez-vous ?

En plus, je vous ai fait attendre et j'en suis désolée.

Mais c'est la dernière ligne droite pour le passage en première donc je bosse plus.

J'en ai marre, j'anguis les vacances !

Gros bisous

Je vous aime

Cam's

# Posté le mercredi 07 mai 2008 12:56

Modifié le jeudi 08 mai 2008 13:47

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc VI

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc VI
CHAPITRE 6

PoV Externe :

La vie est parfois si injuste, il suffit d'une petite erreur de Dame Nature pour que tout bascule. C'est ainsi que la vie de Tom et Bill a basculé en quelques minutes ou plutôt en quelques mois, mais sans le savoir. Cette arrivée tant attendue mais d'un côté inattendue a fait changer le cours de la vie de deux personnes.
Ainsi, Tom n'adresse plus la parole à Bill. Bill reste seul à la maison, attendant son amour.


PoV Bill :

Je ne comprend pas Tom. Même pas un mot ni rien, il aura pu au moins regarder le bébé, mais non, monsieur a choisit la facilité. S'enfuir, c'est la seule chose qu'il sait faire.

Un cri aigu me sort de ma torpeur, c'est Enzo qui vient de se réveiller et qui a sûrement faim. Je me dirige vers la chambre puisque j'étais toujours en haut de l'escalier et pose la nacelle sur le lit. Effectivement Tom a bien fait le berceau. Je le reprends doucement dans mes bras, même si cet enfant est d'une toute autre couleur, c'est mon bébé et celui de Tom. Je l'ai porté pendant 9 mois dans mon ventre et c'est Tom qui l'a conçut. Je redescends dans la cuisine, Tom n'est pas là. Je prends le biberon et mets du lait dedans, je le fait chauffer puis le donne à Enzo. Cette maison est tellement vide de toute vie.

[...]

Cela maintenant plus de deux heures que Tom est parti, le petit est en train de dormir dans la chambre et moi je suis devant la télévision. Je regarde les images mais sans rien comprendre de ce qu'il se dit. J'attends Tom. Je ne peux faire que ça. De toute façon quand il rentrera, il faudra qu'on est une discussion seul à seul parce que depuis qu'il est venu à la clinique me voir, nous n'avons pas pu parler puisque il y avait du monde et puis nous étions encore sous le choc.

La porte claque, signe que Tom est rentré. J'appréhende son attitude envers moi. Je me dirige vers le hall d'entrée et le voit au milieu du couloir, il me regarde.


Moi : Tom, je crois qu'... Je crois qu'il faut que nous parlions, s'il te plait.
Tom : Qu'est ce que tu veux me dire, non Tom je n'ai rien fait, cet enfant est bien le tien.
Moi : S'il te plait, viens t'asseoir au salon.
Tom : Très bien puisque je n'ai pas le choix.


Nous nous dirigeons vers le salon, l'atmosphère qui règne dans cette pièce est insupportable. Je m'assois dans le canapé, laissant de la place à côté pour que Tom puisse s'asseoir mais non il préfère se mettre dans le fauteuil en face de moi. Je suis blessé, j'essais de remettre les morceaux en place mais lui ne fait aucuns efforts. Voyant que je ne parle pas, c'est Tom qui commence à parler.


Tom : Alors je t'écoute. Nous avons toute la nuit pour parler donc je ne suis pas pressé.
Moi : Tout d'abord, sache que quand j'ai vu le berceau arrivé dans ma chambre à la clinique, j'ai été très surpris. Je croyais même que les infirmières s'étaient trompées mais quand elle a dit que non, c'était mon bébé, le monde s'est effondré autour de moi. Et puis quand tes parents m'ont accusé d'une chose que je suis incapable de faire, c'en était fini pour moi. Moi te trompé avec Benji, qui plus est ton meilleur ami, c'est impossible, c'est impen...
Tom : Mais comment expliques-tu le fait que ce gosse est noir. Je crois que tu ne m'as pas bien regardé, je suis blanc et lui pas. Et le seul mec que nous connaissons qui est noir et qui est très proche de toi, c'est Benji. Et puis, ne me mens pas, mes parents m'ont dit qu'à la fête qu'il y a eu pendant que je n'étais pas là, Benji était tout le temps collé à toi. Alors comment veux-tu qu'après ça, je puisse un minimum te faire confiance. Tu attends que j'ai le dos tourné pour te faire mon meilleur ami.
Moi : Je te dis que je ne t'ai jamais trompé, c'est vrai qu'à la fête, Benji était au petits soins pour moi mais c'est un peu normal, tu ne crois pas. J'étais enceinte de 9 mois, j'allais accouché dans les jours qui arrivaient et toi tu n'était même pas là. Alors c'est lui qui a pris soin de moi, qui m'a changé les idées, parce que je ne cessais de penser à toi. Alors je t'en pris Tom, crois moi, Je n'ai jamais couché avec Benji.
Tom : Il y avait mes parents aussi, tu aurais pu très bien leur demander de l'aide ou je ne sais quoi d'autre. Enfin cette discussion n'aboutira à rien puisque je ne suis pas le père de ce putain de gosse de merde.


Cette dernière phrase a été pour moi comme une bombe à retardement. L'entendre dire ça du bébé qu'il a tant chéri pendant 9 mois, c'est très dur. Je suis encore sous le choc. Tom s'est levé pour se diriger vers la cuisine, il ne s'en tirera pas comme ça, je peux vous le dire. je me lève à sa suite pour me diriger vers la cuisine. Il est de dos à moi donc il ne peut pas me voir. Sans faire de bruit, j'avance mais à ce moment là, il se retourne pour me faire face. Je lui attrape les mains pour le plaquer ensuite sur l'évier. Je fais preuve d'une force que je ne me connaissais pas puisque je lui serre assez les mains pour ne pas qu'il s'en aille.


Moi : Tom, je crois que tu ne pas très bien compris. Tu vois cette bague, je ne sais pas si tu a bien compris sa signification. Il y a quelques années de ça, on sommes rencontrés, quand je t'ai vu la première fois, je me suis dit que tu était le bon, que j'allais faire ma vie avec toi. Et puis, tu m'as demandé en mariage, ce jour-là a confirmé mes dires. On l'a dit à nos parents, ça été dur parce que tout le monde n'est pas compréhensif mais on a réussit. Puis on a su pour mon hermaphrodisme, on a appris quand aller papas. Nous qui croyions que qu'on ne connaîtrait jamais le bonheur d'être parent. Notre rêve s'est réalisé. Pendant 9 mois, j'ai senti ce petit être grandir en moi et toi aussi, mais maintenant qu'il est là, tu ne vas plus l'aimer comme avant, moi si. Alors tu vois Tom, cette bague représente plus qu'un simple anneau qui nous unit, c'est une promesse que jamais ne je romprais, tu m'entends, jamais. Maintenant tu peux croire ce que tu veux mais cet enfant c'est le tien, et si tu ne l'accepte pas, je partirais avec lui et tu ne nous reverra plus jamais.

Tout au long de mon récit, Tom n'a pas ouvert la bouche une seule fois. Je suis heureux et triste à la fois, puisque que je réussis à le faire écouter et puis s'il ne se décide pas je partirais.
Je desserre petit à petit mes prises sur ces mains, je penche vers lui et accole nos lèvres ensembles, rien que ce petit geste me fait décoller. Cela fait plus d'une semaine que nous n'avons eu aucun geste l'un envers l'autre et ce baiser est tellement fort. Je me décolle à contre c½ur et monte dans la chambre.


PoV Tom :

Je ne sais pas quoi dire après tout ce qu'a dit Bill. Je ne suis qu'un pauvre con et le pire c'est que je le sais. Et puis ce baiser, si simple mais qui porte tout l'amour de Bill. C'est très dur de savoir que l'avenir de notre famille est entre mes mains.

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Voila comme promis le chapitre 6

J'espère que ça vous plait toujours

Bisous

<3

Cam's

# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:30

Modifié le mercredi 21 mai 2008 09:20

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc VII

Un Bébé Noir Dans Un Couffin Blanc VII
CHAPITRE 7

PoV Tom :

Les jours passent et se ressemblent tous. Ca ne s'est toujours pas arranger avec Bill, les strictes mots sortent de notre bouche pas un de plus. Je ne sais toujours pas quoi faire. Je pense que la meilleure solution est à porté de main mais je ne sais pas comment Bill réagira. Comme on dit « qui ne tente rien n'a rien ». Mais moi je vais le tenter.

Bill est partit se promener avec Enzo, il y est très attaché. Vous me dirait, c'est un peu normal il l'a porté pendant 9 mois dans son ventre alors qui ne serait pas attacher à un bout de choux ? Mais il me manque énormément. Nous ne dormons plus ensemble, lui dort dans la chambre avec le bébé mais moi je passe mes nuits sur le canapé. Le soir, je l'attends chanter des berceuses pour endormir le petit, j'ai toujours aimé sa voix d'une douceur que personne ne peut égaler.

Mes parents ne me parle plus, ils disent que Bill m'a trompé et que c'es inadmissible que je continue à vivre avec lui après tout ce qu'il a fait. Mais moi je l'aime, alors j'ai préféré quitter mais parent plutôt que mon mari.


[...]

Il est maintenant 19h30, Bill est en train de baigner Enzo. Il profite alors que moi non, je ne l'ai même pas tenu une seule fois dans mes bras. Je n'ose pas le demander à Bill après tout ce que je lui ai dit, je comprendrais qu'il refuse. Mais ce soir, c'est décider je recolle les morceaux. Je monte dans la salle de bain. La vue qui m'est offerte me fait chaud au c½ur. Bill, qui ne m'a pas entendu arrivé, est accroupi au bord de la baignoire et Enzo est dedans, il gazouille et Bill fait des petits bruits pour le faire sourire, ce qui fonctionne apparemment. Un petit raclement de gorge annonce ma présence. Mon amour se retourne, surpris. Il fait les mêmes yeux que quand nous avons su qu'il était enceinte.


Moi : Je m'excuse de t'avoir fait peur, ce n'était pas mon intention.
Bill : c'est pas grave, c'est juste que je suis surpris de te trouver là.
Moi : Je sais, mais je suis venu pour savoir si tu voulais manger au restaurant ce soir avec moi.
Bill : Oui je veux bien mais comment on fait pour Enzo ? On l'emmène avec nous ou on le fait garder ?
Moi : Je préfèrerais qu'on le fasse garder si tu n'y vois pas d'inconvénients. Si tu veux, je vais appeler Sarah pour lui demander si elle peu le garder, d'accord ?
Bill : Oui si tu veux. On va au restaurant à quelle heure, pour que je puisse préparer le petit.
Moi : Je ne sais pas vers 20h30, ça te vas ? Je vais aller appeler Sarah.
Bill : D'accord.


Je repars mais avant que je franchisse la porte de la salle de bain, Bill m'appelle.


Moi : Oui ?
Bill : Je... Merci.


Son « merci » me surprend mais je pars le sourire aux lèvres. Je téléphone à Sarah pour lui demander si on peut lui laisse Enzo, ce qu'elle accepte avec plaisir. De tous les amis que nous avons, c'est la seule avec qui nous sommes restés en contact depuis la naissance d'Enzo. Tous les autres nous on tourné le dos.

Bill redescend avec le petit dans les bras, à les voir comme ça j'ai l'impression que nous formons une vrai petite famille mais ce n'est pas la cas. Bien sur, c'est mon mari mais je ne considère pas Enzo comme mon fils enfin pour l'instant puisque cette invitation au restaurant à un but.


Moi : C'est bon, Sarah accepte de garder Enzo pour la soirée. Je lui ai dit que nous lui amènerions vers 20h15, et j'ai commande une table Aux Chandelles pour 20h30, ç ira ?
Bill : Oui c'est parfait. Est ce que je peux te laisser Enzo le temps que j'aille me préparer ?


Cette question me fait froid dans le dos. Je le regarde dans les yeux pour voir si c'est une plaisanterie ou non. Mais apparemment non, il est bien sérieux. Si je le prend dans mes bras cela voudra dire que je l'accepte non ? Mais si je ne le prends pas, Bill m'en voudra sûrement. Alors je m'avance lentement vers lui, une pointe de crainte dans mes yeux. Bill doit le voir puisque je le vois qu'il me sourit. Alors prudemment je tends mes mains et prends Enzo dans mes bras, cela me fait tout drôle de porter un bébé. Je me retourne et m'assois dans le canapé, je regarde ce petit être qui a les yeux pétillants. C'est magnifique. Les marches craquent, signe que Bill est remonté pour se préparer. Je l'aime et je crois que ce bout de choux aussi mais je préfère ne pas le dire puisque je ne suis pas sure que ça soit mon fils ? Pourtant j'espère.

Quelques minutes plus tard, Bill redescend. Je suis subjugué pas sa beauté. Il est habillé sobrement, pantalon noir qui lui moule parfaitement ses fesses et une petite chemise noire qu'il laisse légèrement ouverte sur le bas. Il vient s'installer à côté de nous, dans ses yeux je peux voir à quel point il est heureux et moi aussi je le suis.


[...]

Nous sommes en route pour aller chez Sarah. Et ensuite, nous partirons directement au restaurant. Je suis stressé parce que je ne sais pas comment va réagir Bill. Et en plus je ne sais pas comment lui dire.
Après avoir laisser le petit, nous voilà devant l'entrée du restaurant, c'est un restaurant simple mais réputé. Bill est tout sourire et moi je suis content de le voir comme ça . Je n'ose pas lui prendre la main car après tout ce qui s'est passé, ce n'est pas simple. Mais ce n'est pas grave.

Le monsieur qui s'occupe de l'accueil des clients nous amène à notre table, près d'une fenêtre. Bill est assis en face de moi, il me regarde dans les yeux mais moi je n'ose pas le regarde en face. Il entame enfin la conversation parce qu'un pesant blanc c'était installé entre nous.


Bill : Tom, il y a bien une raison pour qu'on vienne ici non ?
Moi : Oui mais je préfère que l'on parle d'autre chose pour le moment. Tu sais, je suis vraiment content que tu ais accepté de venir au restaurant.
Bill : Tu es encore mon mari à ce que je sache donc je ne vois pas pourquoi j'aurais refusé. Et puis, il y a forcement anguille sous roche.
Moi : Oui je sais mais après tout ce que je t'ai dit et tout...
Bill : S'il te plait, on va oublier d'accord. Le temps que tu te décides. Tu prends ta décision, soit je reste et t'acceptes Enzo soit je pars avec Enzo. Après c'est toi qui voit.


Je n'ai pas le temps de répliquer que le serveur arrive pour prendre notre commande.


Serveur : Bonsoir messieurs, avez-vous choisit ?
Bill : Oui, pour moi ce sera la salade du chef, puis un magret avec ses petits légumes et en dessert une crème anglaise. Et toi Tom, tu as choisit ?
Moi : Je prendrais la même chose, merci.
Serveur : Comme boisson ? Vin, eau ?
Moi : Oui apportez nous une bouteille de Malbec, s'il vous plait.


PoV Bill :

J'ai été vraiment surpris quand Tom est venu me demander d'aller au restaurant avec lui. Après tout ce qu'il s'est passé, nous nous sommes à peine adresser la parole et là je suis en tête-à-tête avec lui. Le monde vraiment à l'envers.


PoV Externe :

Notre jeune couple est en tête-à-tête. Tout se passe dans le meilleur des mondes. Les deux hommes rigolent, pleurent de joie, se remémorant les souvenirs qui date de quelques années en arrière. A les voir comme ça, on ne croirait pas qu'il y a de l'eau dans le gaz. Et pourtant si il y en a.

Le blond jette des regards amoureux à son compagnon, tandis que le brun se pose de multiples questions. Pourquoi tout à coup, alors que les mots étaient pratiquement inexistants dans leur couple, Tom se décide t-il d'inviter Bill au restaurant. Un aveux, un regret ou peut être une demande ? Telle est la question.

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Je suis désolée de vous avoir fait attendre

Pour me rattraper, j'ai un cadeau pour vous (à voir juste en dessous !)

Je vous aime

Tchüss


Cam's

# Posté le lundi 30 juin 2008 05:25

Modifié le lundi 30 juin 2008 05:40